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Devises : grand calme sur le FOREX malgré PPI US incandescent
information fournie par Zonebourse 13/05/2026 à 17:57

La remontée du Dollar se poursuit, avec un "$-Index" qui grimpe de 0,2% vers 98,47.
Cette hausse reflète exactement le repli de l'Euro vers 1,1712 et au Franc suisse (0,9823) tandis que le gain reste modeste face au Yen ( 0,15%) et il est quasi nul face au Dollar Canadien.
Les propos du patron de la BoE qui semble écarter une stratégie de lutte résolue contre l'inflation ne pèsent pas trop sur la Livre qui s'effrite de 0,1% face au Dollar et grappille 0,1% face, à l'Euro.

Le FOREX aurait pu s'animer de façon bien plus spectaculaire à partir de 14H30, mais ce n'est pas le cas.

Peu de volatilité après la publication d'un sévère dérapage de du "PPI" (un très bon précurseur du "CPI", indice des prix à la consommation) qui ressort à 6% en rythme annuel... et une réaction à peine marqué des T-Bonds, pourtant confrontés à une "stat" qui n'était en aucun cas attendue à de tels niveau (donc pas de "fait accompli").
Dans le détail, la poussée des prix de l'énergie se retrouve clairement dans les prix à la production américains, qui viennent de ressortir en hausse annuelle de 6% pour le mois d'avril, en forte accélération par rapport à 4,3% en mars.

En rythme séquentiel, les prix producteurs aux États-Unis se sont accrus de 1,4% le mois dernier, soit leur plus forte hausse depuis mars 2022, bien au-dessus du consensus qui n'était que de 0,5%, sous l'effet principalement d'un bond de 7,8% des prix de l'énergie.
L'inflation "core" prend également son envol et franchit le cap des 5%, à 5,2% contre 4,3% anticipé, soit le plus fort écart par rapport à une estimation depuis... 2021.

Mohammed El Erian, le "tsar" de l'obligataire aux Etats Unis s'étonne de l'absence de réaction significative des marchés obligataires face au chiffre incandescent du PPI américain.
Ceci pourrait bien résulter d'une combinaison de facteurs : un narratif persistant qui qualifie l'inflation de " transitoire " (on se souvient du succès de cette thèse durant l'été 2001), des préoccupations croissantes sur la croissance (la FED ne montera pas les taux pour ne pas durcir les "conditions financières", la capacité d'intervention de la FED sur le marché sous forme de "contrôle de la courbe de taux.

Mais tout semble pointer vers un facteur qui rend Wall Street invulnérable : la complaisance.

Complaisance d'autant plus paradoxale que des rumeurs de reprise du conflit dans le Golfe Persique circulent avec insistance depuis une semaine : il faudra des avancées spectaculaires suite aux entrevues Trump Xi-Jinping (qui ferait pression sur son allié iranien) pour que le détroit d'Ormuz rouvre sans que les bombardements reprennent (même minimisés par Trump, les dégâts causés pourraient aggraver les pénuries de façon durable).

En Europe, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 1% en avril en France, conformément aux prévisions, soutenu par la hausse des prix de l'énergie, liée au conflit au Moyen-Orient.

Dans la zone euro, le PIB a augmenté de 0,1% au premier trimestre, une donnée en ligne avec les attentes. En parallèle, la production industrielle, toujours dans la zone euro, a été un peu décevante avec une hausse de 0,2%, contre une estimation un peu plus élevée à 0,3%.

Le chômage progresse, les perspectives de croissance se dégradent, mais l'Allemagne exclut de se retrouver confrontée à des problèmes d'approvisionnement énergétique (carburants, gaz, kérosène, etc.) d'ici la fin de l'année (malgré des stocks au plus bas dans tous les secteurs).

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